Prince-Evêque

Saint-Lambert

Saint Lambert... 

au pays de Liège ?

Le 17 septembre 2005 , il y a eu très précisément treize siècles (?)(voir note) que Lambert, évêque de Tongres-Maastricht se faisait assassiner dans sa résidence de campagne où plus tard allait s’ériger, à Liège, la cathédrale Saint-Lambert qui allait d’ailleurs donner son nom à la place.
Cet événement du 17 septembre 705 (?), constituera un déclic, celui qui donna en quelque sorte le « départ » de l’histoire liégeoise de par l’afflux des pèlerins qu’il va engendrer.
On se rappellera entre autres de l’émergence progressive de la cité sur le Publémont et ses abords immédiats, de la fondation d’une vaste Principauté qui joua un rôle de premier plan en Europe pendant plus de huit siècles, de la découverte de la houille, du développement du commerce et de l’industrie, du foisonnement des idées favorisant la modernité…

Tous les historiens liégeois s’accordent à dire que l’assassinat à Liège de Lambert, évêque de Tongres-Maastricht est un élément qui contribua grandement au développement de cette petite bourgade marécageuse en une prestigieuse cité mosane qualifiée par après «d’Athènes du nord». L’impact de cet attentat fut considérable. Dans le village de Liège, sur les lieux de son martyre, Lambert fait des miracles
Un culte populaire se développe
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A l’emplacement même de la maison du drame on construit une nouvelle basilique placée sous l’invocation de l’évêque défunt. 
Le triomphe du thaumaturge éclate également au grand jour dans les châtiments exemplaires qu’il inflige à Dodon et ses comparses qui connaissent une fin atroce. 
Au cours de la treizième année qui suivit la mort de saint Lambert, son successeur Hubert fit transférer ses reliques de Maastricht à Liège. Saint Hubert voulait promouvoir le site de Liège soucieux de développer le culte de son prédécesseur et créer à Liège ce que l’on nous permettra d’appeler une infrastructure sacrée. 

Ce projet, de toute évidence, a parfaitement réussi. Liège devint rapidement une agglomération importante.

 (?) On sait que ce crime fut commandité, par un certain Dodon, haut fonctionnaire chargé de la gestion des domaines de l’Etat franc. 
L’attaque assassine fut commise un 17 septembre alors que Lambert séjournait à Liège dans sa modeste demeure de campagne. Hélas, l’année de ce meurtre n’est pas connue avec exactitude. On peut simplement être sûr que cet acte criminel n’est pas postérieur à 705
Pour l’historien Jean-Louis Kupper, il paraît hors de doute que l’évêque de Tongres-Maastricht fut la victime d’une « vendetta », d’une vengeance privée et ce dans le cadre d’une lutte entre deux clans qui cherchaient à placer l’église de Tongres-Maastricht sous leur contrôle.

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