André Modeste Grétry

 

 

André-Ernest-Modeste Grétry (1741 - 1813) est né à Liège dans une famille de musiciens. Sa première formation musicale, à Liège, sera suivie d’études à Rome. Il y sera pensionnaire au collège Darchis. Après un bref séjour à Genève, où il entend de premiers opéras-comiques chantés en français, il décide, encouragé par Voltaire, de tenter sa chance à Paris. Ses opéras ou opéras-comiques connaîtront, à quelques exceptions près, un franc succès. 


Si l’on s’interroge sur les raisons de l’engouement pour les oeuvres de Grétry, c’est sans doute leur grâce ingénue et l’expression naturelle et spontanée des sentiments qui gagnèrent le coeur d’un public épris de " bons sentiments " plus que la force de l’écriture musicale. Néanmoins, certaines particularités techniques et certains procédés dramatiques expérimentés dans ses oeuvres lyriques serviront de modèle à maints opéras du dix-neuvième siècle.


Grétry est, sans doute, le compositeur le plus adulé de l’époque pré-révolutionnaire en France. Couvert d’honneurs, il vivra une fin d’existence paisible et s’essaiera à la littérature au travers de Mémoires qui reflètent bien les tendances philosophiques du temps. En 1828, son coeur, selon son désir, sera transporté à Liège.


Il laissa un nombre d’oeuvres considérables parmi lesquelles plus de cinquante opéras, des romances, des hymnes et chants révolutionnaires, peu de musique instrumentale (un concerto pour flûte, six quatuors à cordes, une symphonie pour quatuor à cordes et deux cors).