PEINTURE

    WUIDAR Léon

    Né à Liège,  1938


Léon Wuidar est né dans une province où la vie se déroule calme et triste. Il passe les premières années de sa vie pendant l’occupation allemande. Il garde entre autres souvenirs de cette époque les rues vides, les constructions militaires en béton, mais surtout les piles des ponts détruits émergeant du flot continu ; il en admire les formes et les proportions – premier souvenir esthétique !

Léon Wuidar commence à peindre seul, il a 16 ans et peu d’argent : un morceau de vitre lui sert de palette, une chaise de chevalet et il exécute ses peintures sur des chutes d’ "Unalit" récupérées dans un atelier de menuiserie.

Sa peinture est d’abord simplement réaliste avec un goût pour les contrastes de lumières et les couleurs fraîches. Puis il expérimente dans toutes les directions avant d’abandonner définitivement la figuration en 1963. Il a 25 ans et travaille depuis quelques années comme professeur de dessin pour assurer sa subsistance. C’est à cette époque qu’il commence une série de dessins d’une extrême maîtrise et d’une exécution très lente. Cette activité se réduira en raison de la fatigue qu’elle provoque et d’un aspect artisanal peut-être à la longue trop apparent.

Invité à exposer en la galerie de l’A.P.I.A.W., Léon Wuidar se rend, un soir de décembre 1967, chez Charles Vandenhove pour préparer le catalogue. La découverte de la maison de l’architecte restera une de ses grandes émotions esthétiques. Aussi, quelques années après son mariage, il lui demandera de lui construire une maison dans laquelle il s’installe en 1976. C’est la même année qu’il devient professeur dans l’enseignement artistique.

Une première composition monumentale est élaborée l’année suivante sur une façade du restaurant universitaire du Sart Tilman, …